Mot du président

L’Association pour le Développement du Bassin Versant de la Baie de Bourgneuf poursuit ses missions d’accompagnement auprès des communes (ou regroupements de communes) et des acteurs locaux dans un objectif de développement durable et équilibré de notre territoire.

L’un des défis à relever est un développement avec une haute qualité environnementale permettant ainsi à tous de disposer d’une réelle valeur ajoutée.

Cette haute qualité passe notamment par la prise de conscience de l’interdépendance terre-mer. La qualité des eaux littorales est une préoccupation de nos aquaculteurs avec les phénomènes de mortalité dans la baie, de nos sauniers avec la nécessité d’une production de haute qualité, ou encore des acteurs du tourisme, des pêcheurs à pied professionnels ou de loisirs… Elle passe aussi par la qualité de notre ressource en eau et plus particulièrement eau potable pour ne pas faire porter, à terme, aux consommateurs des coûts exorbitants. Enfin cette qualité passe par un maintien d’une agriculture « traditionnelle » sur nos milieux humides et notre bocage, garant du caractère identitaire du Nord-Ouest Vendée et du Pays de Retz.

Pour cela, il convient ainsi d’accompagner chacun le mieux possible (collectivités, agriculteurs, privés) et leur proposer un appui technique et une contractualisation pluriannuelle autour de financements conséquents. Ainsi l’Association porte et coordonne différents outils contractuels, qui permettent de lever des moyens financiers pour des actions efficaces en faveur de l’amélioration de la qualité de l’eau, des milieux aquatiques et de la biodiversité. Des engagements financiers sont en cours avec le Conseil Régional des Pays de la Loire (CRBV 2015-2017), l’Etat et l’Europe – fonds FEDER et FEADER- (Mesures Agro-Environnementales, contrats Natura 2000, charte Natura 2000) et le dernier en date, avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (projet de Contrat territorial 2017-2021 – 8,6 millions d’euros avec une aide espérée de 3,5 millions). L’année prochaine un nouvel outil devrait être déployé avec notre candidature au programme européen LIFE. L’Association plaide également pour la reconnaissance de nos marais en zone défavorisée auprès de l’Union Européenne.

L’autre défi concerne la réforme territoriale avec les changements de compétences notamment dans le domaine du petit et grand cycle de l’eau dont la Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI). Ces évolutions doivent nous conduire à réfléchir à une organisation optimale au regard des enjeux de notre territoire. En cela, les élus ont souhaité engager fin 2016 cette réflexion avec une étude « Gouvernance » sur le grand cycle de l’eau (qui fait quoi sur notre territoire ? les conséquences de la GEMAPI sur notre organisation, qui ferait quoi à terme ?). Ce sujet va être au cœur de nombreux échanges en 2017. Toutefois il faudra veiller à ne pas ralentir les programmations en cours.


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